Ce site peut être amené à utiliser des cookies pour son bon fonctionnement. En continuant à naviguer sur ce site sans modifier le paramétrage de votre navigateur vous consentez à l'utilisation de ces cookies.
Pour en apprendre plus au sujet des cookies et pour savoir comment les désactiver, consultez le site de la CNIL. Pour plus d'information lisez les infos légales du site.
Les trois cathédrales du diocèse de Pamiers
 
 
Le diocèse de Pamiers compte trois cathédrales. Chaque édifice correspond à ce qu'était l'organisation territoriale avant la Révolution française. L'Ariège actuelle était partagée en trois évêchés : Pamiers, Saint-Lizier en Couserans, Mirepoix.
 
Pamiers : La cathédrale Saint-Antonin

L’église Saint-Jean-Baptiste et Saint-Jean-l’Évangéliste, devenue Notre-Dame au XVème siècle, fut la première église de la ville, bâtie au XIIème siècle, au pied du château de Pamiers et non loin de l’abbaye Saint-Antonin De l’édifice du XIIème siècle, seul, subsiste le portail roman, orné de chapiteaux historiés représentant des scènes bibliques et le martyre des deux premiers patrons. Église da la ville, Notre-Dame du Mercadal était au cœur de la vie appaméenne…

Au XIVème siècle, on entreprit d’agrandir et de renforcer l’église du Mercadal. On éleva le beau clocher, inspiré de celui des Jacobins de Toulouse… La guerre de Cent Ans, la guerre de succession de Navarre, les guérillas locales… amenèrent pillages et destruction de la cathédrale…

Les travaux de construction semblent avoir commencé vers 1662… interrompus par manque d’argent, ils reprirent en 1685. La consécration de l’édifice eut lieu le 9 janvier 1689. L’édifice, à une seule nef, est simple et majestueux. On y trouve des boiseries intérieures, des tapisseries, des tableaux et orfévreries qui lui rendirent son caractère prestigieux. En 1777, elle fut dotée d’un grand orgue provenant de La Daurade de Toulouse.

De gros travaux de restauration sur le clocher et les toitures ont été faits entre 1833 et 1875. La cathédrale Saint-Antonin est classée Monument Historique depuis le 9 août 1906.

Cl. A.
Photo : © DR-Pamiers  


Les tableaux du chœur de la cathédrale

La Révolution laissa notre cathédrale vide et nue. Elle la dépouilla de toute la décoration intérieure dont l'avaient parée les évêques, les chanoines et les paroissiens au XVIIIe siècle : tableaux, boiseries, tapisseries, lustres, orfèvrerie, etc. Lorsque Pamiers redevint siège épiscopal, en 1823, tout était à refaire pour redonner couleur et vie aux tristes murs de brique. Ce fut l'œuvre d'un siècle entier. Le résultat, bien modeste, est le décor que nous connaissons aujourd'hui, terni et dégradé par les effets du temps.  

Les cinq grandes arcades du chœur restèrent vides jusqu'en 1885, date à laquelle le conseil de fabrique fit peindre les cinq toiles illustrant la vie de saint Antonin, patron du diocèse et de sa cathédrale. Il put financer ce projet grâce au legs de Mlle Lucie Artigues, de Lavelanet. Cette chrétienne généreuse avait spécifié dans son testament que la somme qu'elle léguait au diocèse devait être employée à la réparation ou à l'ornementation du vaisseau de la cathédrale. En conséquence, l'évêque, Mgr Rougerie, et le chapitre cathédral décidèrent de s'en servir pour décorer le chœur au moyen de cinq immenses toiles (4 mètres de large sur 6 de haut) illustrant la vie de saint Antonin telle que la rapporte la légende.

Sur les conseils du célèbre historien Jules de Lahondès, Mgr Rougerie confia l'exécution des toiles au peintre toulousain Bernard Bénézet, également auteur, à la même époque, des trois tableaux de la chapelle de la Sainte Vierge (la troisième à partir de l'entrée de la cathédrale, côté sud). Parmi les membres du chapitre figurait le chanoine Jean-Jacques Pouech, le fameux géologue et paléontologue. Celui-ci travaillait à cette époque à des recherches sur le personnage de saint Antonin dont l'existence historique était mise en doute. C'est lui, en qualité de spécialiste, que l'on chargea de déterminer le sujet de chacune des cinq toiles.

Voici, de haut en bas, les sujets qu'il proposa et que Bénézet peignit :
  • Antonin adolescent quittant la maison de son père
  • Antonin confessant sa foi devant Métope, tyran de Pamiers.
  • En bas : martyre d'Antonin sur terre ; en haut : son apothéose dans le ciel.
  • Antonin prêchant devant le gouverneur Festus, à Nobleval.
  • Translation de la tête et du bras gauche du saint à Nobleval dans une barque conduite par deux aigles, et sa réception par Festus.

Le travail de Bénézet ne donna guère satisfaction au chapitre. Le plus mécontent fut Jean-Jacques Pouech, pour des raisons qui n'étaient pas qu'esthétiques.

En effet la cinquième toile représentait dans la barque voguant vers Nobleval non seulement la tête et le bras gauche (seules reliques se trouvant à Saint-Antonin-Nobleval), mais le corps entier du saint (que Pamiers conservait en précieuse relique). De plus Bénézet n'avait représenté qu'un seul aigle blanc posé sur la barque alors que la légende en mentionne deux (ils figurent les anges qui ont miraculeusement recueilli les reliques du saint). Pouech fit tout son possible pour que le peintre corrigeât ses erreurs. Il n'obtint qu'une tardive et partielle satisfaction au moyen de retouches qui ne remédièrent pas à la définitive médiocrité de l'œuvre.

Les débats et les polémiques que suscitèrent ces cinq toiles de Bénézet ne manquent pas d'intérêt, en particulier en raison de la concurrence de ce dernier, pour la décoration de la cathédrale, avec Paul-Antoine Baduel, à qui fut confiée l'exécution des tableaux de la chapelle Saint-Joseph. C'est une page locale de l'histoire de l'art qui mériterait plus de développement.

 
Michel Detraz
Photos : © Robert Cazenave       


Mirepoix : La cathédrale Saint-Maurice

Commencée le 6 mai 1297, de l’église de Mirepoix il ne reste rien. L’évêché de Mirepoix a été créé par le pape Jean XXII, le 27 septembre 1317. La construction de la cathédrale reprit sous les épiscopats de Guillaume Du Puy (1405-1432) et Eustache de Lévis (1441-1462). Elle possède la nef la plus large du Midi de la France (21,50 mètres).

Le clocher de soixante mètres, comprend deux étages carrés flanqués de contreforts, puis deux étages octogonaux qu'éclairent des fenêtres de style gothique flamboyant. Sur la façade du porche, on remarque une porte de style gothique. L’église est divisée en cinq travées ; on peut y voir une Piéta et un lutrin en bois du XIVème siècle.

Photo : © MC-Pamiers


Couserans : La cathédrale Saint-Lizier
Si l’on possède peu d’éléments biographiques du premier évêque de Saint-Lizier, Valier, on sait beaucoup plus de choses de Glycerius (ou Licerius), évêque dans les premières années du VI° siècle. C’est sur son tombeau que l’on construisit l’église primitive.

Les travaux de l’actuelle cathédrale débutent au XI° siècle. On considère que l’édifice appartient à quatre époques différentes : l’époque romaine, le XI° s., la fin du XII°s. et le XIV° s.

La nef a été voûtée au XIII° s. Le porche de style gothique a été élevé au XV° s. À l’intérieur, on trouve, les stalles du chœur XV°s., au-dessus desquelles de remarquables fresques du XII° et XIII° s., les orgues et une Pieta en bois doré du XVII°s., les fonts baptismaux du XVIII°s.

Mais, la cathédrale de Saint-Lizier ne serait pas tout à fait ce qu’elle est, sans son cloître roman, dont l’originalité réside dans le fait qu’il a été surélevé au XVI°s. Le rez-de-chaussée de ce cloître remarquable malgré le manque d’unité de l’ensemble dû aux remaniements successifs dont il a été l’objet.

Le trésor de Saint-Lizier se visite en même temps que la cathédrale et le cloître. Une des pièces intéressantes de ce trésor est le buste reliquaire (XVI°s.), en argent, de saint Lizier. On y trouve aussi une mitre du XII°s.


M.C.

Photo : ©  DR-Pamiers

 

 
Pour augmenter la taille des caractères ...
Pour restaurer la taille originale des caractères ...
Pour réduire la taille des caractères ...
Plan du site | Mentions légales | Extranet | 
© Diocèse de Pamiers, Couserans et Mirepoix | sur plate-forme collaborative ICOLEIS