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3 mars : JOURNÉE MONDIALE DE PRIÈRE

Publiée le : 18/02/2017

Le 3 mars 2017, les chrétiennes des Philippines invitent à la prière, à travers le monde.
Leur thème s’inspire de la parabole mettant en scène, des ouvriers et un intendant.
Les derniers embauchés sont payés autant que les premiers...
La question de l’intendant est actuelle : « Me trouves-tu injuste ? »
La prière se tient dans 180 pays et en France (plus de 300 lieux).
Chaque année, un pays différent conçoit et rédige
une célébration ścuménique pour le monde.
Ainsi, les mêmes mots déclinés dans la diversité des langues
invitent à prier le Seigneur.
La prière est organisée par les femmes, pour toute la communauté : hommes et femmes !

La journée mondiale de prière, en Ariège :

Vendredi 3 mars, à 10h30, à Mirepoix, salle Saint-Gaudéric
Vendredi 3 mars, à 18h00, à Foix, Maison-Sainte-Geneviève (place du 8 mai).


La Journée Mondiale de Prière des femmes est un mouvement œcuménique mondial.

Créé en 1887 aux Etats-Unis, son secrétariat est à New York.

Actuellement, plus de 180 pays participent à cette journée de prière.
Une fois par an, nous prions AVEC et non POUR les habitants d’un pays.

Cet œcuménisme est novateur. Il sollicite un esprit et un travail œcuméniques à tous les niveaux.

Le logo représente 4 personnes en prière, à genoux, au nom du Christ, pour ce monde



La justice est au cœur de l’affiche 2017, comme elle est au cœur de la célébration de nos amies.


Allons-nous prendre le temps d’aller à la rencontre de ces femmes, découvrir leur pays avec toutes ses ressources, écouter ce qui fait leur vie de tous les jours avec peines et joies, inquiétudes et quiétudes, doutes et certitudes dans la foi, face à la pauvreté, la richesse et l’injustice qui les entourent ?

Aujourd’hui, la vie de ces femmes et de ces jeunes filles n’est pas facile et leurs propres paroles nous font prendre conscience que beaucoup sont encore des victimes de l’injustice !

Les membres du comité JMP-Philippines ont choisi de centrer la liturgie sur le texte de Matthieu 20, les ouvriers de la dernière heure, soulevant ainsi le questionnement de Jésus : « me trouves-tu injuste ? ». L’interrogation est sous la forme active et non passive. Dans ce passage, Jésus utilise la générosité du propriétaire pour nous aider à comprendre à quoi ressemble le royaume de Dieu.

Le combat pour les droits à une vie décente, la solidarité, la recherche de la justice sont la source de leur foi. Le travail n’est pas uniquement un moyen d’acheter mais aussi une contribution pour une économie juste. Il rend digne et le travailleur est stimulé à la perspective du travail. Mais nous savons que la justice de Dieu n’est pas la justice des hommes.
L’artiste philippine âgée de 32 ans, dans son tableau, exprime son regard sur la situation aux Philippines aujourd’hui. L’artiste cherche à transmettre un message qui lui tient à cœur : le royaume de Dieu est ouvert à tous, même à ceux et celles qui ne connaissent pas Dieu ou qui ne le reconnaissent pas.

Eléments d’interprétation
de l’œuvre d’art

Au centre de l’image, une femme debout, cheveux noirs au vent avec l’œil droit voilé et l’œil gauche grand ouvert. Elle tient dans sa main gauche le fléau d’une balance, en forme de croix. Les plateaux sont déséquilibrés, le plus lourd penche du côté campagne. Cheveux et bandeau (ou larmes ?) sont orientés vers la campagne verdoyante. Cette femme (représentant la justice ?) est vêtue d’un corsage blanc et d’une longue jupe rouge (est-ce un rappel de la longue présence espagnole aux Philippines ?). Le soleil se lève (ou se couche) derrière elle, sur un ciel bleu.

A droite de l’image, une rizière en terrasse où les pieds dans l’eau, un riziculteur repique du riz. En dessous, un volcan en activité : il est verdoyant, son sommet est recouvert de lave en fusion. En dessous, une barrière, une plage et les activités de la pêche en mer : une barque à balanciers, un pêcheur au filet bien rempli. Sur la plage, un palmier porte les promesses de fruits (noix de coco). Tout à droite, la canne à sucre et une habitation traditionnelle (de pêcheur ou de paysan ?). Une femme porte un grand panier sous son bras gauche et elle a un grand chapeau de paille tressée. Son couvre-chef ainsi que ceux du riziculteur et du pêcheur sont typiques.

Sous la femme au centre, les symboles de la sainte Cène : une coupe et du pain ; des fruits, un poisson et des baies rouges, du riz dans un saladier, des légumes, du maïs, du poulet, du raisin, de la mangue, des bananes. (Ce côté droit de l’image est coloré et vert : est-ce une représentation de l’abondance, de la création, des dons de Dieu ?).

A gauche de l’image, de haut en bas. Au-dessus de l’enfant, un paysage dévasté, (est-ce la désolation après le typhon? une décharge?), un arbre mort. L’enfant a les pieds nus. Comme les autres personnages, autour de la femme en rouge, il n’a pas de visage. Il est à mi-lecture d’un grand livre à la couverture rouge (est-ce la Bible ?). Sous ses pieds, une route traverse la grande ville grise et ses gratte- ciel. Autour de lui, des fumées grises (pollution, travail d’usine ?). Cet enfant semble planer au-dessus de la ville (est-ce le rêve de beaucoup de Philippins de quitter leur pays après avoir obtenu un diplôme ?). Dessous, un bulldozer au travail (est-ce le creusement d’une mine à ciel ouvert ou la destruction d’une prison ?). Un ouvrier au casque jaune et à la pioche levée est à l’œuvre. Près de lui, une entrée de mine (ou de tunnel ?). Un chemin blanc et noir pourrait représenter les rails d’un train minier. Un autre ouvrier au casque noir, porte sur son épaule gauche une charge volumineuse. Est-il dans une galerie ? A côté de lui, des maisons aux toits rouges équipées d’antennes. (Sont-elles des habitations de mineurs, d’ouvriers, des constructions récentes ?). Une femme en robe bleue, rapiécée sur l’épaule droite, est assise et soutient un enfant de sa main gauche. Ses cheveux sont longs, son bras droit porte des bleus, elle tient une pièce dans sa main tendue. A ses pieds, une arête de poisson. Elle est adossée à la jupe rouge de la femme centrale. (Ce côté gauche de l’image est plus industrialisé ; moins sympathique et aux couleurs plus ternes et tristes que le côté droit. Symbolise-t-il la pollution ?).

En bas de l’image, trois femmes en mouvement (dansent-elles ?) courbées par la charge, portent, sur une grande feuille de bananier, tout ce qui vient d’être énuméré. Leurs vêtements sont festifs, leurs bijoux sont en accord avec leurs tenues mais leur visage n’a pas d’expression définie (yeux, nez, bouches, oreilles sont absents... on pourrait deviner une croix dans chaque visage). La femme à la robe orange a un bras tendu, comme un point levé (ou une route nouvelle ?).

Autour de ces femmes, le paysage semble abstrait et coloré. 12 personnages composent le tableau. Le résumé de toute l’image pourrait être le contenu de la feuille portée par les trois femmes : de gauche à droite, de la pauvreté à l’abondance. Pas d’animaux de compagnie, pas d’oiseaux.


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