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Méditation pour un temps de vacances...

Publiée le : 30/07/2017

La vie intérieure (ou passer de l’urgent à l’important)... Et si nous cessions de substituer à un «faire» (notre travail ou nos responsabilités habituelles) d’autres «faire» (activités de loisir, «consommation» culturelle) pour prendre la mesure enfin de ce que nous sommes. Si nous prenions soin de notre vie intérieure !

La vie intérieure (ou passer de l’urgent à l’important)

Il arrive qu’à l’approche d’une période de vacances on nous demande à quoi nous allons occuper notre temps, ce que nous allons faire. Et si nous cessions de substituer à un «faire» (notre travail ou nos responsabilités habituelles) d’autres «faire» (activités de loisir, «consommation» culturelle) pour prendre la mesure enfin de ce que nous sommes. Si nous prenions soin de notre vie intérieure !

Parlant de cette vie intérieure, Christian Bobin s‘exprime ainsi : «En entrant dans son royaume, il faut quitter les références au monde extérieur où tout est régi par la seule exigence de l’efficacité, il ne s’agit plus de faire une chose en vue d’une autre, mais de sentir le passage de la vie en nous.» Il s’agit de prêter attention non plus aux multiples sollicitations extérieures mais aux «murmures de nos âmes.»

La randonnée solitaire, la méditation, les longues stations de prière dans la pénombre et la fraîcheur d’une église, le dialogue spirituel avec un chercheur de Dieu ; bien des chemins peuvent nous aider à entrer dans ce vaste espace intérieur où Dieu se tient. Quand il ne s’agit pas d’une maladie, d’une crise, ou encore d’un choc émotionnel, qui réveillent cette dimension souvent ignorée de notre humanité.

Quand nous aurons fait cette découverte et que ce jardin sera devenu un des lieux où régulièrement nous nous posons, alors nous découvrirons que nous faisons beaucoup de choses jugées «urgentes» et parfois très peu de ce qui est vraiment important, et nous comprendrons pourquoi une fatigue intérieure nous caractérise parfois. C’est encore Christian Bobin qui écrit : «A quoi reconnaît-on les gens fatigués (sous entendu: intérieurement) ? A ce qu’ils font des choses sans arrêt

On retrouve là ce que disait saint Paul à la communauté de Thessalonique en faisant allusion à ceux qui sont «affairés sans rien faire» (2Th 3, 11). Ils font sans doute beaucoup de choses, mais sans rien faire de vraiment important. Il est ici question de nous aussi … alors, cultivons notre vie intérieure !

+ Jean-Marc Eychenne - Évêque de Pamiers, Couserans et Mirepoix


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