Biographies des saints du diocèse de Pamiers (II)
 
 
Saint François Régis (16 juin) ; saint Gaudéric (16 octobre); saint Girons (4 mai) ; saint Lizier (26 août) ; saint Louis d'Anjou (19 août) ; saint Maurice (22 septembre).
 
Saint François Régis  

Il est né dans la Gaule Narbonnaise, à Foncouverte, d'une famille noble et très tôt il donne des signes d'une sainteté éminente. À 19 ans, il entre dans la Compagnie de Jésus (Jésuites). Il est envoyé au collège de Pamiers ; il fut maître de la première classe, en 1631 et 1632 (archives de la Compagnie de Jésus). Dur avec lui-même, doux avec les autres, son activité apostolique était grande et remplie de charité et de secours auprès des plus démunis; il est appelé «père des pauvres». Enflammé de l'amour divin, il consacrait plusieurs heures de la nuit à l'oraison. Sa vie fut émaillée de miracles et de dons spirituels.
À Ax (Pays-de-Foix), on a conservé longtemps une croix en bois qu'il avait érigée lui-même, et son apostolat le fait parcourir un monde rural difficile dans les grandes étendues du Vivarais et du Forez, dans les montagnes du Velay au climat rigoureux. C'est à Louvesc, dans le diocèse de Vienne, qu'il contracte une maladie mortelle. Il rendit l'esprit au Créateur, le 31 Décembre 1640 alors qu'il était âgé de 44 ans.
Le pape Clément XI proclama solennellement Jean François bienheureux et Clément XII l'inscrivit au catalogue des saints. Benoît XIV fixa la célébration de sa fête au 16 Juin. Béatifié en 1716 il est canonisé en 1737.

Sources : La Croix du Midi n°17 - 1994 - R. Jalbergue  
Saint Gauderic  

Du bréviaire de Pamiers :
«Gauderic naquit dans un village du diocèse de Mirepoix, village qui lui doit son nom et sa célébrité. Il avait une vie de paysan. Bien qu'on ne sache pas grand chose de sa biographie, il rayonna d'une remarquable piété et de mœurs très saintes. Célébré pour ses miracles, de son vivant comme après sa mort, il fut vénéré par les Mirapiciens et les fidèles des contrées voisines..
Il vécut au IXème siècle, d'après le martyrologue universel, une partie de ses reliques est conservée dans l'église de Mirepoix, l'autre au monastère du Canigou, non loin de Perpignan : elles y furent transférées de Toulouse en 1014. Aujourd'hui, on leur rend un culte pieux en l'église de Mirepoix et celle de Perpignan et on invoque saint Gauderic comme patron des agriculteurs. On souligne aussi l'efficacité de son intercession, surtout contre les intempéries.
Il est fêté le 16 octobre.

Sources : Bréviaire de Pamiers.  
Saint Girons  

Girons fut Je compagnon de saint Sévère. Moine avec lui, il contribua au rayonnement des monastères qui florissaient en Syrie. Après un passage à Rome où le Souverain Pontife lui conféra les ordres sacrés, il fut envoyé en Gaule et vint à Toulouse, muni de reliques de saint Saturnin. Dans toute la Gascogne, il prêcha la Parole divine, opérant de nombreux miracles, détruisant les temples païens et construisant des églises...
À Toulouse, il apprit le martyre de Sévère, athlète du Christ, dans la ville de Camp-de-César où il se rendit. Il y avait là une cruelle persécution contre les chrétiens mais il rendit les honneurs funèbres à Sévère. Bientôt, frappé lui-même d'une blessure mortelle, il survécût trente jours. Ainsi pour la défense de la foi du Christ, il consomma glorieusement son martyre la veille des nones de mai, dans le diocèse d'Adour.
Le souvenir de Girons se perpétua dans la Chalosse et le Couserans. Sur le tombeau du saint, on édifia un monastère qui devient par la suite collégiale.
Les Pontifes romains dotèrent ce lieu saint d'indulgences et de privilèges, tant saint Girons y était vénéré. Les reliques ont été transférées dans la ville qui désormais porte le même nom.
On le fête le 4 mai.   

Sources : Bréviaire de Pamiers. Photo : © DR - Cathédrale de Lectoure.
 
Saint Lizier  

Saint Lizier vécut au Vème siècle. De nationalité Lusitanienne, issu d'une famille noble, Lizier fit ses études sous la férule de son père, professeur de rhétorique. Méprisant les séductions du monde, s'attachant au Christ seul, il quitte sa patrie, vint à Tarbes et confia au célèbre évêque Fauste sa propre éducation. Il partit ensuite chez Quitien, évêque de Rodez. Il est ordonné sous diacre, diacre et prêtre. L'enthousiasme des habitants est grand quand il fut nommé évêque de l'Église du Couserans.
Le renom de sa sainteté exceptionnelle alla bien au-delà de son Église. Lizier adresse ses supplications à Dieu lors du siège par les Goth qui avaient à leur tête Ricosinde. Ce dernier vit en songe l'évêque Lizier le menaçant de mort et leva le camp terrifié. Lizier montra une grande pitié envers les pauvres et parfois multipliait les pains pour les nourrir. Il dirige aussi l'Église de Tarbes pendant l'absence de Fauste et, dans un village, près de Vic-de-Bigorre, qui porte son nom, il fonda une église abbatiale qui devait devenir prieuré sous l'obédience des moines de Lézat.
Pendant quarante ans, il remplit à merveille son ministère épiscopal. Il mourut dans la cité du Couserans le 7ème des calendes de septembre. L'Église et la ville le choisirent comme saint patron, tant ses mérites furent éclatants pendant et après sa vie. 
Il est fêté le 26 août.
Sources : La Croix du Midi - n°21 - 1994 - R. Jalbergue
Saint Louis d'Anjou  

Louis, fils du roi Charles Il de Sicile, est amené encore enfant, en Catalogne comme otage à la place de son père, prisonnier. Détenu en captivité avec ses frères, il montra une grande patience et des vertus exceptionnelles. Tombé malade, il forme le vœu d'entrer dans l'ordre de saint François. Une fois guéri, il est empêché par son père. Il part pour Rome puis Naples, et reçoit les ordres sacrés. Ce qui n'était pas du goût de son père. Boniface VIII le nomme évêque de Toulouse, mais avant d'être ordonné, il fit profession dans la règle de saint François. Durant son ministère épiscopal, il s'employa totalement à gagner les âmes par ses avertissements et l'exemple d'une vie sans tâche. Il amena plusieurs juifs à la foi chrétienne. Il reçut la charge de l'église de Pamiers, devenue récemment siège épiscopal, à la place de Bernard Saisset, empêché par le roi de France. On peut donc, à juste titre, le qualifier de premier évêque de Pamiers. Très généreux envers les pauvres, il les servait en fléchissant le genou. Tout auréolé d'humilité, il s'envola vers le ciel dans la vingt-quatrième année de son âge. Selon sa volonté, il fut enseveli à Marseille dans la maison des Franciscains. Célèbre dans l'église pour ses mérites illustres pour ses miracles dont plusieurs résurrections, Jean XXII l'a placé au nombre des saints. Remarques : Louis d'Anjou était fils de Charles Il le Boiteux (1248-1309) et petit fils de Charles 1er  de France, frère de saint Louis. Bréviaire de Pamiers.  
Fête le 19 août.  

Sources: La Croix du Midi – n°19 -1994 – R. Jalbergue
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Saint Maurice et ses compagnons     

C'est deux siècles avant saint Antonin que Maurice fut exécuté, au début du règne de l'empereur Maximien (289).
Voici la «légende» tirée du bréviaire de Pamiers : Maximien appelé par Dioclétien à partager son pouvoir impérial se rendit en Gaule. Son armée comprenait une légion appelée thébéenne (habitants de Thèbes) Les soldats étaient valeureux, très croyants ; même sous les armes, ils n'oublièrent pas les préceptes de l'Évangile. Maximien ordonna de sacrifier aux idoles à Octodorus (dans le Valais de la Suisse du Sud – 20 km de Saint-Maurice).  
Fête le 22 septembre.

Sources : Bréviaire de Pamiers.
 
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