Biographies des saints du diocèse de Pamiers (IV)
 
 
Saint Valier (26 août) ; saint Volusien (18 janvier) ; saint Ysarn (24 septembre).
 
Saint Valier 

Valier fut le premier évêque du Couserans. Il a vécu vers la fin du IVème siècle.
Le lieu de sa sépulture était tombé dans l’oubli depuis longtemps, l'oratoire construit sur son tombeau n'avait pas été entretenu et s'était écroulé.. On se rappelait que le corps du saint avait été enseveli devant l'autel. L'évêque Théodore fit agrandir l'oratoire qui devînt une véritable basilique. On chercha et trouva deux sépultures. Mais, laquelle était celle de ce saint ? Pas de signes extérieurs. Rien, apparemment, ne pouvait donner une indication sur l'identité des sépultures.
L'évêque Théodore convoqua son clergé qui passa toute la nuit à célébrer les vigiles en priant le bienheureux confesseur de lui indiquer l'emplacement exact de sa sépulture. Il remplit deux ampoules de vin et il en plaça une sur chaque tombeau en disant: « Là où le volume aura augmenté, ce sera, évidemment, la sépulture de l'évêque Valier. »
Au lever du jour, après avoir apposé les scellés sur les portes, il alla se coucher. Levé vers neuf heures, il se rendit à la sainte basilique, ouvrit les portes et constata avec le clergé et le peuple qu'une ampoule contenait peu de vin alors que l'autre débordait et se répandait dans le monument entier. C'est ainsi que l'évêque sut quel était le tombeau de saint Valier.
En découvrant le tombeau, on trouva le corps vénérable dans un état de parfaite conservation : la chevelure n'était pas tombée, la barbe était entière, la peau n'avait rien de corrompu ou de repoussant ; tout était intact. Une odeur si suave émanait du tombeau que le doute n'était plus possible : là reposait l’ami de Dieu. Il reposait sur une couche de laurier dont l'évêque se servit des feuilles comme remède pour de nombreux malades.
Remarque : on a pu constater, dans la «tradition orale», l'absence de données chronologiques et même d'éléments biographiques.
Saint Valier est fêté le 26 août.

Sources: La Croix du Midi - n° 20-1994 - R. Jalbergue. 
Saint Volusien

Volusien naquit chez les Arvernes, en Gaule, d'une famille sénatoriale. Homme d'une grande sainteté et piété, il était riche. Doté de vertus et de dons spirituels, il fut le septième évêque de Tours et succéda à saint Perpet, son proche parent. Il dépensait avec grande charité toutes ses ressources pour le bien de l'Église et la nourriture des pauvres.
À cette époque-là, les Goths étaient partout en Aquitaine et jusqu'aux contrées de la Loire. Leurs mœurs barbares et l'hérésie arienne à laquelle ils appartenaient, troublaient la paix et la tranquillité.Malgré les exigences des Goths, le saint homme ne cessa pas un instant de s'opposer à leur impiété et inlassablement écarta les ouailles de son troupeau, des pâturages infectés d'hérésie, à tel point qu'il fut exilé à Toulouse, alors capitale d'Alaric, roi des Goths.
Après la victoire de Clovis, roi des Francs, près de Poitiers, qui tua Alaric de ses propres mains et poursuivit les Goths jusqu'à Toulouse, saint Volusien, qui souffrait beaucoup, fut emmené par les Goths vers l'Espagne. Le saint homme, en chemin, n'hésitait pas à leur reprocher leur impiété ce qui lui valut la noble couronne de martyre. Cela se passait dans le pays de Foix, en un lieu encore appelé «Couronne» et, plus tard, Castrum de Saint Volusien, en l'an 507.
Son corps, retrouvé sur sa propre révélation, fut miraculeusement transporté par les habitants jusqu'à Foix et le déposèrent dans la basilique des saints Nazaire et Celse. Volusien devint le patron de cette église. Beaucoup de miracles furent opérés sur le tombeau du martyr. En 1111, son corps fut transféré de l’ancienne à la nouvelle basilique, consacrée au martyre.
Saint Volusien est fêté le 18 janvier.

Sources : La Croix du Midi – n°12 – 1994 – R. Jalbergue.
Photo : Martyre de saint Volusien - © DR 

Saint Ysarn

Ysarn, né à la fin du Xème siècle, à Frédélas (ancien dénomination de Pamiers), entre à l’abbaye de Saint-Antonin de Frédélas, pour y recevoir un enseignement. Les chanoines lui dispensèrent la meilleure formation et il partit pour le monastère de Saint-Victor, à Marseille, où il est jugé digne d’être élu prieur claustral du vivant de l’Abbé Wifred (honoré parmi les saints de Marseille). À la mort de ce dernier, Ysarn lui succède comme Abbé sous une déclaration spontanée, au nom du Christ, du plus jeune élève de l’école du monastère.
Pendant toute sa vie, il a été remarquable par sa douceur, son humilité, son abstinence et par la charité qu’il avait envers les pauvres. Peu avant sa mort, il alla en Espagne pour racheter des moines faits prisonniers par les Sarrasins, lors du sac des Îles de Lérens (au sud de Cannes). Il les ramena après bien des épreuves.
Fête le 24 septembre.On l’honore aussi à Marseille. Son ami, saint Odilon, abbé de Cluny, disait, non sans humour, qu’il ne connaissait personne de plus hypocrite que lui. Car, sous les apparences les plus banales, il dissimulait le trésor le plus précieux des vertus et des bonnes œuvres.
 
Photo : Pierre tombale de saint Ysarn - © DR
Sources : La Croix du Midi – n°07 – 1999 – R. Jalbergue.
 
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