Saint-Sernin de Bensa à Lavelanet (Pays d'Olmes)
 
 
 
L'église primitive de Bensa : 9 mètres de long sur 5,30 mètres de large, avec un chœur de 4 mètres, arrondi en abside comme le chœur actuel. Les murs en étaient très épais, en belles pierres, tirées du voisinage. Les fenêtres en meurtrière et minuscules étaient destinées plutôt à défendre l'édifice qu'à lui donner l'air et la lumière.
Cette première église, que nous pouvons appeler carolingienne, forme le fond de l'église actuelle.
Lavelanet ne tarda pas à grandir, vers l'an 1000 ou 1050, on se trouva dans la nécessité d'agrandir l'église.
Pour cela, on démolit le chœur à l'endroit exact où il s'arrondissait en demi-cercle et ce qui reste de ces murs du chœur primitif forme les deux larges piliers qui semblent appuyer l'arceau voisin. On construisit alors deux autres travées avec un chœur semblable au premier.
Cette nouvelle construction est plus soignée que l'ancienne. Sa largeur est de 6 m., les arceaux doublés, sont plus ornés. Sous les voûtes court une petite corniche que nous retrouvons au-dessous des fenêtres. Enfin la pierre, en grès de Dreuilhe, est finement taillée. À l'extérieur, elle a pris cette chaude platine qui frappe l'attention des visiteurs. Les rebords du toit sont soutenus par des modillons ornés de figures rudimentaires, les seules sculptures de tout l'édifice.
La sacristie actuelle était une chapelle voûtée, qui s'ouvrait dans la nef par un arceau. Cette ouverture est aujourd'hui fermée par une cloison dans laquelle a été déposé le cœur de M. l'abbé Rougé, ancien curé de Lavelanet.
L'église de Bensa serait formée de deux églises, une carolingienne du IXème siècle, l'autre romane du XIème siècle, assez heureusement unies pour ne plus faire aujourd'hui qu'une seule église aux lignes simples, mais pures et harmonieuses.
Depuis cette époque, elle a été très remaniée. Quand la sécurité fut assurée, on agrandit la plupart des fenêtres; on transforma la chapelle en sacristie, on renforça les contreforts.
En 1995, l'intérieur de l'église de Bensa et la sacristie sont restaurées, les pierres sont mises à nu, les vitraux, confiés à un maître verrier, sont installés.
 
Pour augmenter la taille des caractères ...
Pour restaurer la taille originale des caractères ...
Pour réduire la taille des caractères ...
Plan du site | Mentions légales | Extranet | 
© Diocèse de Pamiers, Couserans et Mirepoix