Saint-Martin-d'Audressein (Notre-Dame-de-Tramesaygues) en Couserans
 
 
 

L'église construite au XIII° siècle se composait d'abord d'une seule nef, terminée par une abside pentagonale et coupée par un transept. Nef de trois travées; la première voûtée en arc d'ogive, les deux autres en berceau ogival maintenues par deux arcs-doubleaux à un seul rang de claveaux.
La porte s'encadre dans trois archivoltes supportées par autant de colonnettes sur des chapiteaux qui débordent des colonnettes par un retour sur le côté. Au XIV° siècle, l'église, fut agrandie, elle est l'objet d'un pèlerinage très fréquenté en l'honneur de la Vierge et siège de la Confrérie de Notre-Dame de Tremasaygues, fondée en 1315.
Deux nefs latérales furent édifiées, coupées carrément au transept, sans absidioles et précédées par un porche couvert d'une voûte d'arêtes dont la clef porte l'agneau pascal.
Le campanile fut élevé à la même époque. Il est à deux rangs d'arcades géminées, surmontées d'un pignon en forme de créneau.
Un peu plus tard, le porche fut complété par deux porches latéraux couverts en charpente. À côté de la porte du XIII° siècle, furent ouvertes une porte au Nord sans ornements et une au midi datée de 1564, plus élégante avec une arcade cintrée.
Ce porche est formé de trois travées communiquant entre elles par deux arceaux en arc brisé. La voûte centrale est divisée en quatre compartiments triangulaires par des nervures à simple biseau et sa clef est ornée d'un agneau portant la croix. Des peintures décorent l'intrados des trois arceaux où l'on voit quatre anges jouant de la guiterne, du violon et de la harpe, saint Jean-Baptiste et saint Jacques. Quatre panneaux sont peints, deux de chaque côté de la porte de l'église et deux autres en regard des premiers sur les parois intérieures des piliers. Ils représentent des personnages sauvés de divers dangers; ces fresques sont des ex-voto. Sur le premier panneau à droite de la porte un homme est assis dans une prison les deux jambes prises dans deux anneaux; il s'échappe tenant les fers dans ses mains et remercie, à genoux, devant un autel surmonté d'arcatures au milieu desquelles trône une statue de Notre-Dame de Pitié. La figure à genoux présente un grand caractère de réalité. Sous le second panneau, à gauche de la porte un gentilhomme, en costume de l'époque de Louis XII, arrache un poignard à un assassin, il rentre dans son château dont la porte, munie de la herse, est défendue par deux tourelles rondes, il remercie devant le même autel. Vis-à-vis de ce panneau, un troisième montre deux gentilshommes se battant en duel ; l'épée de l'un des combattants se retourne contre lui-même comme par un effet miraculeux ; l'autre se met à genoux devant l'autel. Enfin dans le quatrième panneau, est représenté un ange de grande taille nimbé et jouant de la harpe, au-dessous de lui une femme tombe d'un arbre la tête en bas, ses vêtements sont en désordre; elle s'agenouille avec un cierge dans la main droite devant Notre-Dame de Pitié.
Tous ces tableaux sont encadrés par une bordure en plate-bande ocre rouge semée de rosettes noires. Les costumes, les armures, les physionomies, font dater ces peintures du XV° siècle. D'autres peintures à peine décelables, décoraient le mur du fond au-dessus de la porte de l'église et représentaient des scènes de la vie de la Vierge.
La statue de bois de Notre-Dame de Pitié qui rappelle celle figurée dans les ex-voto du porche est visible au dessus de l'autel de l'absidiole de droite. C'est elle que venaient vénérer les pèlerins.
 
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